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mardi 8 janvier 2013

Cauchemar

Ceci est un récit fictif tiré de l’imaginaire onirique d’un individu, toutes ressemblances avec des faits ou des personnes réelles sont pures coïncidences.

Je suis dans mon école secondaire. Je suis bien, je suis avec mes amis. L’ambiance est à son habitude et rien ne déroge à cette quiétude monotone des éternels jours du secondaire. La conversation va bon train entre mes amis quand soudain je sens quelque chose dans ma bouche, quelque chose de dur, quelque chose qui n’a manifestement pas sa place là.

Je m’éloigne de mes amis pour me réfugier dans les toilettes où, avec mon index et mon pouce, j’extirpe de ma cavité buccale ce que je découvre être une dent. Effrayé par une telle découverte, je jette la dent dans le lavabo. Je fixe la dent blanche qui gît dans le fond du lavabo tout aussi blanc. Pris de malaise, je me regarde dans la glace juste au-dessus du lavabo. J’examine attentivement l’intérieur de ma bouche afin de voir quelle dent s’est délogée. Il n’y a rien, aucun trou apparent.

Je passe ensuite ma langue sur mes dents afin de vérifier au toucher, car la méthode visuelle s’est avérée inutile. En appuyant ma langue sur certaines d’entre elles, je les sens branler. Je me jette un regard horrifié à travers le miroir. J’approche ma main de ma bouche et commence à extirper, une à une, sans douleur, sans sensation, chacun des dents branlantes et les laisse tomber dans le lavabo. Les dents ne tiennent soudainement plus du tout. Elles tombent toutes, rien ne les retient plus et ma bouche se remplit rapidement d’une quantité impressionnante de dents. Ensuite, ma bouche ne pouvant plus retenir le nombre de dents toujours plus grand qui se multiplie dans ma bouche, je l’ouvre et vomis mes dents.

Ensuite je réalise que je vais finir édenté et je tente en vain de retenir les dents dans m bouche, mais tout effort est futile. Je sens maintenant certaines dents descendre et rester coincées dans ma gorge. Le flux de dents qui se retrouve dans ma bouche est toujours plus grand et je n’arrive plus à contrôler quoi que ce soit. La panique qui m’avait déjà gagné était décuplée, les larmes coulaient de mes yeux et au comble de désespoir je me réveille. Enfin. 

Droit dans mon lit, la première chose que je fais, c’est passer mes doigts sur mes dents et vérifier qu’elles sont toujours là. Vérification faite, soulagé, j’essaie de me rendormir, mais le malaise est tel que le sommeil sera difficile à retrouver.



 Cette illustration se voulait réaliste du rêve que j’ai fait. Je voulais, par le réalisme, transmettre le malaise vécu lors de cette nuit d’horreur. Le fait de me représenter et être reconnaissable parle du caractère personnel de ce rêve que j’ai fait. Le choix de la scène précise où je tente de retenir les dents qui me sortent inexorablement de la bouche n’est pas anodin. La scène se veut dramatique de par le caractère violent du nombre incroyable de dents qui me sortent de la bouche et par le caractère vulnérable du personnage (moi) qui perd le contrôle de la situation. Le traitement de la couleur, de par la teinte verdâtre omniprésente, veut rajouter au malaise ressenti. L’aspect sali des couleurs se veut dans le même esprit. L’utilisation du crayon soluble à l’eau (Caran d’Ache) permet de créer facilement des mélanges de couleur qui paraissent sales et fait une légère allusion au contexte du lieu (salle de bain) dans lequel je me trouvais. 

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