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mardi 29 avril 2014

Lancement abbés cédèrent

Vous vous rappelez peut-être de l'abécédaire que je devais produire dans mon cours à l'UQAM avec Lyne Lefebvre. Un des éléments à concevoir était le lancement du livre en question et afin de poursuivre dans la lignée des mauvais homophones, j'ai décidé de faire le lancement aux cerfs serres de Westmount. Celles-ci tant adjacentes à la bibliothèque de Westmount, le tout semblait aller de soit.

En espérant que vous appréciez.


samedi 1 juin 2013

Sherbytown

Je suis peut-être nostalgique de ma ville natale, mais dernièrement je me suis lancé dans une illustration de la rue Mc Manamy à Sherbrooke. J'avais pris la photo dans un de mes cours de photo à l'université et je l'aimais bien, mais pour le projet en cours elle n'avait pas sa place. Je l'ai ressorti de la poussière et j'ai décidé de pratiquer mon dessin architectural, histoire de profité de mon temps libre entre deux recherches d'emploi. J'ai également ressorti mes taches que j'affectionnais tant dans les débuts de ma carrière graphique. Comme quoi l'oeuvre est plus imprégnée de nostalgie que je pensais. 


vendredi 29 mars 2013

les rejetés de l'abécédaire

Voici un nouvel avant-goût de mon projet d'abécédaire sur les homophones. Voici donc un essai pour la lettre Q avec les homophone Quand et Camp qui n'a malheureusement pas été retenu pour la version finale. Pour voir le produit fini, je vous invite à l'expo des finissants en design graphique de l'UQAM entre le 24 et le 28 avril prochain au centre de design de l'UQAM situé au 1440 rue Sanguinet à Montréal.

Dans ce conflit, Quentin ne parvenait pas à choisir son quand.

lundi 25 février 2013

Avant goût: Abécédaire

Dans le cours de Lyne Lefebvre d'Expérimentation, nous sommes appelés à élaborer un abécédaire sur un thème engagé choisi. Pour ma part, je parle de la préservation de la langue française qui passe par l'utilisation correcte de la grammaire et plus spécifiquement de l'utilisation des homophones. Avec un concept illustratif, je monte l'absurdité d'une situation où un homophone est mal utilisé et change complètement le sens d'une phrase. Voici un exemple avec une illustration qui n'a pas été retenu à la sélection officielle. 

Le jeune Billy fut choqué de voir que son père avait mis le boa dans le feu. 

mardi 8 janvier 2013

Cauchemar

Ceci est un récit fictif tiré de l’imaginaire onirique d’un individu, toutes ressemblances avec des faits ou des personnes réelles sont pures coïncidences.

Je suis dans mon école secondaire. Je suis bien, je suis avec mes amis. L’ambiance est à son habitude et rien ne déroge à cette quiétude monotone des éternels jours du secondaire. La conversation va bon train entre mes amis quand soudain je sens quelque chose dans ma bouche, quelque chose de dur, quelque chose qui n’a manifestement pas sa place là.

Je m’éloigne de mes amis pour me réfugier dans les toilettes où, avec mon index et mon pouce, j’extirpe de ma cavité buccale ce que je découvre être une dent. Effrayé par une telle découverte, je jette la dent dans le lavabo. Je fixe la dent blanche qui gît dans le fond du lavabo tout aussi blanc. Pris de malaise, je me regarde dans la glace juste au-dessus du lavabo. J’examine attentivement l’intérieur de ma bouche afin de voir quelle dent s’est délogée. Il n’y a rien, aucun trou apparent.

Je passe ensuite ma langue sur mes dents afin de vérifier au toucher, car la méthode visuelle s’est avérée inutile. En appuyant ma langue sur certaines d’entre elles, je les sens branler. Je me jette un regard horrifié à travers le miroir. J’approche ma main de ma bouche et commence à extirper, une à une, sans douleur, sans sensation, chacun des dents branlantes et les laisse tomber dans le lavabo. Les dents ne tiennent soudainement plus du tout. Elles tombent toutes, rien ne les retient plus et ma bouche se remplit rapidement d’une quantité impressionnante de dents. Ensuite, ma bouche ne pouvant plus retenir le nombre de dents toujours plus grand qui se multiplie dans ma bouche, je l’ouvre et vomis mes dents.

Ensuite je réalise que je vais finir édenté et je tente en vain de retenir les dents dans m bouche, mais tout effort est futile. Je sens maintenant certaines dents descendre et rester coincées dans ma gorge. Le flux de dents qui se retrouve dans ma bouche est toujours plus grand et je n’arrive plus à contrôler quoi que ce soit. La panique qui m’avait déjà gagné était décuplée, les larmes coulaient de mes yeux et au comble de désespoir je me réveille. Enfin. 

Droit dans mon lit, la première chose que je fais, c’est passer mes doigts sur mes dents et vérifier qu’elles sont toujours là. Vérification faite, soulagé, j’essaie de me rendormir, mais le malaise est tel que le sommeil sera difficile à retrouver.



 Cette illustration se voulait réaliste du rêve que j’ai fait. Je voulais, par le réalisme, transmettre le malaise vécu lors de cette nuit d’horreur. Le fait de me représenter et être reconnaissable parle du caractère personnel de ce rêve que j’ai fait. Le choix de la scène précise où je tente de retenir les dents qui me sortent inexorablement de la bouche n’est pas anodin. La scène se veut dramatique de par le caractère violent du nombre incroyable de dents qui me sortent de la bouche et par le caractère vulnérable du personnage (moi) qui perd le contrôle de la situation. Le traitement de la couleur, de par la teinte verdâtre omniprésente, veut rajouter au malaise ressenti. L’aspect sali des couleurs se veut dans le même esprit. L’utilisation du crayon soluble à l’eau (Caran d’Ache) permet de créer facilement des mélanges de couleur qui paraissent sales et fait une légère allusion au contexte du lieu (salle de bain) dans lequel je me trouvais. 

vendredi 16 novembre 2012

Notre petit secret

Dans le cadre du cours d'illustration avec Pol Turgeon:

Inspiré par l’histoire de Violette (le texte étant anonyme, le nom de Violette a été utilisé afin de servir la cause illustrative) trouvé sur un site de témoignage de gens qui ont subi l’inceste, j’ai réalisé cette illustration où l’on voit simplement un gâteau posé sur une table. Je trouvais la métaphore du gâteau assez bien trouvé pour plusieurs raisons. La pointe de gâteau qui se fait sortir du dessert complet représente le père qui, par son appétit sexuel, sa gourmandise, vient enlever une partie de l’enfance de sa fille, de son estime d’elle-même de sa santé mentale. La forme triangulaire de la pointe de gâteau n’est pas sans rappeler le sexe féminin. Le coulis de fruit qui coule du centre de la pointe retirée vient suggérer le sang et donc la violence de l’acte qu’a subi la pauvre Violette comme elle le décrit elle-même: «Puis ensuite est venu le moment où il a voulu entrer en moi, atteindre le plus profond de moi-même pour son plus grand plaisir, me faire souffrir ! J’ai pleuré, j’avais mal, très mal !» On peut aussi pousser l’analogie de la part de gâteau dans une autre direction où la pointe du gâteau représenterait le sexe masculin de par l’insertion possible dans la partie triangulaire du reste de la pâtisserie et par les deux choux de crémage qui se trouvent à la base. 
Le symbole du gâteau en soi n’est pas non plus anodin. C’est visiblement un gâteau d’anniversaire et traditionnellement, ceux-ci sont célébrés en famille. Ceci implique que le drame est un drame familial. Aussi, un des effets négatifs au niveau psychologique chez la victime d’inceste, est le développement de pathologie comme la boulimie, malheur que Violette mentionne dans son récit: « Je suis tombée dans une phase de boulimie extrême et malgré les vomissements, j’ai pris beaucoup de poids.» Le gâteau est donc symbole de cette période difficile de la vie de la victime. Le mot «Joyeux Anniversaire Violette» vient contribuer à établir que le gâteau est bel et bien un gâteau d’anniversaire et non un gâteau quelconque. De plus, la coupure du nom de Violette par la pointe retirée vient créer le mot «Viol» qui aide le lecteur à comprendre que l’illustration parle d’un viol, plus particulièrement de l’inceste par l’objet du gâteau de fête familial. 
Le gâteau est au centre de l’illustration pour aider le lecteur à voir plus facilement de quoi il est question. Le sujet du viol et de l’inceste demandant beaucoup de réflexion de par la nature métaphorique de l’illustration, il me semblait nécessaire de centrer l’attention du lecteur sur un objet unique et ne pas le submerger d’éléments décoratifs de circonstance de lieux ou autre. De plus, son isolement dans l’espace reflète le sentiment d’isolement vécu par la victime d’inceste comme le témoignent les passages du récit suivants: « Je crois que c’est le poids du secret qui a été le plus dur pour moi. J’avais l’impression d’être hantée, sale et différente de toutes les autres filles. J’ai encore gardé l’habitude du camouflage même s’il s’amoindrit. J’ai l’impression de porter un masque en permanence et de me cacher comme si je pouvais laisser transparaître une faille dans mon comportement.» et « Pendant toutes ces années, j’ai été dans l’incapacité d’en parler, je n’avais confiance en personne et j’avais beaucoup trop peur pour cela.» Et c’est sans mentionner l’abandon de sa famille suite à l’annonce du drame et la manipulation du père. 
L’utilisation du camaïeu de violets est une allusion au nom de la victime et est destinée à rendre le gâteau plus féminin et donc l’association entre le gâteau et la victime d’inceste plus facile.



 « J’ai été victime d’inceste durant toute mon enfance par mon père. Après un long chemin parcouru, je crois être devenue une personne équilibrée bien qu’ayant de nombreux traumatismes au quotidien. Les plaies se referment doucement, mais les cicatrices restent. Parce que l’on peut s’en sortir, je voudrais témoigner... 

J’ai été victime d’inceste par mon père pendant toute mon enfance. Les faits sont mentalement difficiles pour moi à reconstituer, car les barrières de la mémoire m’empêchent de remonter assez loin. Je procède toujours par des associations bizarres comme les habits que je pouvais porter, une chemise de nuit blanche avec des roses, puis cela m’aide à dater approximativement les faits. C’est confus, mais c’est ancré là, en moi. Et je me demande souvent si c’est un vieux cauchemar qui m’aurait marqué ou un souvenir. 

Je crois que cela a commencé vers mes 4 ans jusqu’à mes 16 ans. Je vis avec la culpabilité d’avoir accepté tout cela et porter le poids du secret pendant toutes ces années. Mais tout se passe si insidieusement que l’on ne se rend pas compte, ça commence seulement par un geste et les choses sombrent plus profondément au fur et à mesure. De plus, j’aimais beaucoup mon père, je l’admirais énormément comme toutes les petites filles. Je voulais être aimé par lui, mais pas de cette manière. 
Par ailleurs, il avait une très grande autorité sur ces enfants et j’en avais très peur. Lors de mon dépôt de plainte, j’ai été complètement démunie lorsqu’on me demanda quel chantage il opérait pour me faire taire. Il ne procédait à aucun chantage, je savais que je ne pouvais pas en parler, que c’était notre secret et que c’était mal. Pour cela aussi je m’en suis voulu très longtemps. L’inceste est l’interdit anthropologique premier dans toute société et s’il est si douloureux, c’est parce qu’il est construit socialement comme un délit et que l’on s’enferme donc dans un secret inébranlable qui est nourri par la peur et la honte. 

Je crois que c’est le poids du secret qui a été le plus dur pour moi. J’avais l’impression d’être hantée, sale et différente de toutes les autres filles. J’ai encore gardé l’habitude du camouflage même s’il s’amoindrit. J’ai l’impression de porter un masque en permanence et de me cacher comme si je pouvais laisser transparaître une faille dans mon comportement.

Puis ensuite est venu le moment où il a voulu entrer en moi, atteindre le plus profond de moi-même pour son plus grand plaisir, me faire souffrir ! J’ai pleuré, j’avais mal, très mal ! Il a insisté, il s’en fichait! Au contraire j’avais l’impression que ça lui faisait encore plus de bien alors j’ai arrêté, j’avais tellement de haine que les jours suivants je ne pleurais plus, je me laissais faire et j’attendais que ça se passe, mais plus je me taisais plus il en demandait! Il voulait toutes les fins d’après-midi lorsque je rentrais, mon petit frère était là, ma mère travaillait à l’extérieur, lui «travaillait» au bureau de la maison. 
Pendant toutes ces années, j’ai été dans l’incapacité d’en parler, je n’avais confiance en personne et j’avais beaucoup trop peur pour cela. Je me demandais comment allait continuer à vivre ma famille après cela et je me disais que je faisais moins de casse à porter ce fardeau seule. Je suis tombée dans une phase de boulimie extrême et malgré les vomissements, j’ai pris beaucoup de poids. Puis, après avoir cherché toutes les solutions possibles et inimaginables, j’ai écrit une lettre à ma mère puis fugué. Après cette révélation, je pensais que j’allais être délesté et que tout s’arrangerait. Et bien … tout s’est empiré ! 
Mon père est un génie de la manipulation et ma mère lui est totalement soumise. Mon père n’a pas nié les faits, mais il a inversé les rôles et fait de moi un coupable. Il m’a accusé de faire exploser la famille et a convaincu ma mère, mon frère et ma soeur de ne plus m’adresser la parole et de ne plus rien dire en 
ma présence. Je n’étais plus membre de leur « clan » et je n’étais plus digne de confiance. J’ai dû continuer à vivre deux ans avec eux dans cet enfer, car sous la pression je ne pouvais pas porter plainte, ni en parler à une assistante sociale. Il disait que j’avais hérité du mauvais sang, que j’étais un être abject et que j’étais le diable. Cela semble complètement fou, mais c’est pourtant la vérité. À force de me l’entendre dire, je l’ai cru et je suis plus ou moins tombée dans une spirale d’autodestruction. J’ai foutu en l’air un an de ma vie de façon tout à fait consciente. J’éprouvais une colère énorme envers tout le monde, sans frontières, je ne comprenais pas comment la terre pouvait continuer de tourner sachant ce qu’il m’arrivait. J’étais seule pour affronter cela et j’en venais même à détester la personne qui souriait ou riait. J’étais absolument rongée par la haine et la colère. Puis je crois que j’ai rencontré les bonnes personnes, il m’a fallu des années pour en parler et accorder ma confiance. Je me suis éloignée de ma famille et j’ai fini par couper les ponts de façon irréversible. J’en souffre beaucoup, car j’ai une autre petite soeur de 6 ans que je ne vois plus. La dernière fois que je l’ai vu, elle devait avoir deux ans.

La distance m’a permis d’évoluer et soigner mes plaies. Cependant les cicatrices sont des traces ineffaçables. Je pensais avoir été la seule victime et je protégeais encore mon « clan » auquel je ne faisais plus partie en me taisant. Cependant l’année dernière (décembre 2010), ma cousine âgée de 12 ans de plus que moi m’a révélé que mon père avait à plusieurs reprises tenté d’abuser d’elle lorsqu’elle était plus jeune et qu’elle venait en vacances chez mes parents. J’étais encore bébé à cette époque. Pour moi, ç’a été le coup de grâce, j’ai compris que mon père était un monstre et que personne n’était plus en sécurité. J’ai pensé à mes deux soeurs qui vivent encore avec eux et j’ai porté plainte. J’ai écrit au procureur de la République, déposé une plainte, des enquêtes ont été faites dans le calvados et aujourd’hui la procédure est encore en cours. J’attends que le procureur examine le dossier pour établir une mise en instruction et que celui-ci passe enfin dans l’autre département. 

Toutes ces années m’ont permis d’évoluer, je suis passée de la jeune fille instable et à fleur de peau à une jeune femme plus ou moins équilibrée et bien dans sa peau. Cela semble difficile à croire quand le curseur est réglé en bas de la frise, mais les choses évoluent, on fait des rencontres et on apprend à accepter sa différence. J’ai toujours l’impression d’avoir deux vies, celle d’avant, engorgée dans le passé et celle d’après, tournée vers le présent et le futur. Je ne peux pas te dire que l’on oublie, car il ne se passe pas un jour sans que j’y pense et que je me sente encore différente. Mais généralement, j’y pense comme mon histoire, mais ce n’est pas douloureux. J’ai appris à prendre énormément de recul avec mon passé et je peux en parler assez librement avec les gens qui me sont très proches. Cependant, parfois je retombe, c’est une sensation très difficile à décrire, c’est un état de mélancolie énorme ou je me sens complètement aliénée et dépossédée. J’ai l’impression de marcher contre le vent pour échapper au puits duquel je suis sorti et que, malgré mes efforts j’y retombe à nouveau. Je retombe dans un état de mélancolie profond, je m’enferme chez moi, je pleure, je broie du noir et je refuse catégoriquement de tendre la main à celui qui me la tend. Je ne sais pas si c’est une seule question de pudeur, je crois que j’ai envie d’affronter mes démons seule. Je suis quelqu’un de très enthousiaste, exaltée et j’ai beaucoup d’humour. Mais ces jours-là, je suis méconnaissable, je deviens une ermite pour un temps plus ou moins long. Et puis, ça passe… j’achève mes vieux démons et je reviens à la réalité. J’appelle ça mon coup de blues, c’est un état de déprime qui est peut-être incontournable où je me laisse sombrer. Mais l’important c’est d’en avoir conscience et surtout d’achever ces démons. Tu sais, aujourd’hui je crois que mon histoire m’a rendu plus forte et je suis assez fière d’être différente. J’ai un sentiment d’invincibilité parce que je me dis que le pire est derrière moi et que je n’ai plus grand-chose à craindre. Je suis sortie de l’enfer et ç’a été le plus dur, maintenant tout peut être plus doux. 

Nous sommes des êtres singuliers et uniques, néanmoins ce que nous ressentons n’est pas fondamentalement différent. Nous gardons des séquelles et des traumatismes, c’est certain… Cependant il faut réussir à potentialiser nos faiblesses pour en faire une force, inverser les charges négatives en positives. Je suis atteinte du syndrome du survivant de l’inceste, c’est-à-dire que je garde certains traumatismes qui ne s’effaceront pas facilement : j’ai peur de dormir, je n’ai confiance en personne, je minimise ce qui m’est arrivé, car c’est plus facile pour moi de vivre comme cela, je ne supporte pas l’eau sur mon visage quand je prends ma douche ou si je suis à la piscine, je ne supporte pas non plus qu’on me touche le visage, je teste mes limites constamment pour me sentir vivante, j’ai l’impression d’être invincible tout en pensant que le bonheur ne dure pas, je suis perfectionniste … Mais cela ne m’empêche pas d’être une personne tout à fait équilibrée, ou presque … J’ai la chance de me sentir bien dans ma peau, jolie, j’ai assez confiance en moi, je vois la vie comme un terrain de jeu et je trouve même la vie assez sympa ! »

vendredi 5 octobre 2012

Modèle vivant III

Durant la grève qui a duré de février à septembre, j'ai continué à me faire la main en allant aux ateliers de modèle vivant qui se donnent les mercredis soirs à l'UQAM. Dans ces ateliers, on nous propose un modèle pour la soirée qui fait des poses d'une minutes, puis de trois, de cinq, de dix et si le temps le permet, une pose finale de 15 minutes. J'utilise principalement le China Marker pour dessiner les modèles. Voici donc quelques esquisses des séances des mois passés. 










Modèle vivant II

Durant la grève qui a duré de février à septembre, j'ai continué à me faire la main en allant aux ateliers de modèle vivant qui se donnent les mercredis soirs à l'UQAM. Dans ces ateliers, on nous propose un modèle pour la soirée qui fait des poses d'une minutes, puis de trois, de cinq, de dix et si le temps le permet, une pose finale de 15 minutes. J'utilise principalement le China Marker pour dessiner les modèles. Voici donc quelques esquisses des séances des mois passés.












modèle vivant I

Durant la grève qui a duré de février à septembre, j'ai continué à me faire la main en allant aux ateliers de modèle vivant qui se donnent les mercredis soirs à l'UQAM. Dans ces ateliers, on nous propose un modèle pour la soirée qui fait des poses d'une minutes, puis de trois, de cinq, de dix et si le temps le permet, une pose finale de 15 minutes. J'utilise principalement le China Marker pour dessiner les modèles. Voici donc quelques esquisses des séances des mois passés.











jeudi 4 octobre 2012

Le Double

Voici un des projets réalisé dans la hâte du parachèvement de la session d'hiver 2012. Dans ce projet d'illustration. je devais réfléchir au concept du double dans la littérature. Après mûres réflexions sur le sujet, je l'ai illustré à l'aide d'objets du quotidien qui privés de leur qualité de double ne font plus de sens. J’ai voulu traiter le double dans le sens de la séparation d’une entité autrefois unique. En m’inspirant du conte Le vicomte pourfendu d’Italo Calvino, j’ai ainsi développé une série d’illustration où on voit une série d’objets qui, sans leur deuxième partie, leur double, perdent leur fonction première ou alors deviennent carrément désuet. 
1- La balance en n’ayant qu’un seul plateau ne permet plus de mesurer le poids des objets. Aussi, symboliquement, la balance est associée à l’allégorie de la justice qui détermine ce qui est bien et mal, un thème très important du récit. 
2- La chaise, qui n’a que deux pattes sur quatre, vient suggérer le déséquilibre et vient suggérer également l’idée d’improbabilité, d’absurde ou d’incompréhension qui est dégagée dans les récits de Calvino. 
3 – La barque à une seule rame propose une idée de mouvement circulaire perpétuel : avancer pour n’aller nulle part, l’éternel retour au point de départ. Sans la double rame, la barque ne fait plus aucun sens et perd toute utilité. 
4 – Le vélo à une roue inspire les mêmes idées que la chaise et la barque à la fois : le déséquilibre et le mouvement impossible. Ça vient résumer les deux autres idées en une seule image et peut-être les faire ressurgir à l’idée du spectateur. 
L’esthétique très réaliste des objets vient rappeler l’univers très probable du livre de Calvino, la logique implacable qui caractérise son univers. Le fond flou vient unifier les illustrations tout comme le fil qui semble surgir de chacun des objets. 
Le fait que les images ne se conforment pas aux pages (que certaines illustrations débordent sur l’autre page) fait référence au côté surprenant et insaisissable de l’écriture de Calvino. 
La citation en deuxième page vient briser le rythme qui aurait pu semble répétitif des images. 




Projet CCA – final

Vous vous souvenez de l'illustration faite pour le projet sur le Centre Canadien d'Architecture (sinon il se trouve ici ) Et bien voici, le projet finalisé suite à quelques rencontre avec ma professeur au cours d'illustration Michèle Lemieux. 


vendredi 16 mars 2012

Illustration - CCA

Pendant ces jours de grèves, j'ai tout le loisir de prendre mon temps pour mes travaux, m'appliquer à fond, y aller dans des réalisation plus poussées où le détail et la patience sont mis à l'épreuve. C'est le cas pour l'illustration ci-dessous sur laquelle je travaille à temps partiel depuis près d'un mois. Dire que si la grève n'aurait pas eu lieu, j'aurais eu une semaine pour faire ce qu'un mois de travail m'a donné. 

Le mandat du travail était simple et assez évasif: nous devions représenter l'espace à l'aide d'éléments vus et visités au Centre Canadien d'Architecture. Une histoire de personne disparues à l'intérieur du CCA devait être intégré à tout cela. Voici ce que beaucoup d'heure de photoshop m'ont donné. 


mardi 6 décembre 2011

bêtises

Dans le cadre du cours d'illustration, nous étions appelés à faire une illustration sur le thème de la bêtise humaine. On avait le choix du médium, du support, de l'approche, bref de tout. Nous devions seulement penser la chose comme étant une partie de la promotion pour la journée internationale contre la bêtise. 

J'ai donc choisi d'utiliser l'approche de l'arroseur arroser pour montrer quelques aspects de la bêtise (surconsommation, destruction de la flore et la faune, etc.) Et c'est sous la forme d'un calendrier où il y aurait une illustration par jour que j'ai décidé de parler du sujet. Voici donc un mois complet d'illustration.